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  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 795 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 364 pages

 

 

 

 

 

 

 

Synopsis

« À mon tour.
Clic.

Ça y est. C’est dans la boîte. Le dernier souvenir de mon enfance : mes parents, moi, et mon visage qui partira à la poubelle dans quelques heures. » Twenty Rules, chapitre 31.

Milla, 17 ans, n’a jamais vu son visage. Elle mène une vie paisible dans un Japon post-apocalyptique aux règles strictes où la beauté est sacrée. Son avenir semble tout tracé mais l’arrivée d’un mystérieux prisonnier va bouleverser son existence et réveiller en elle une force étrange qui la poussera à enfreindre toutes les règles pour retrouver sa liberté et vivre son histoire d’amour.

Destiné aux lecteurs adolescents et jeunes adultes, ce roman est le premier tome d’une romance dystopique qui aborde les thèmes de la liberté, de la beauté, de l’injustice et des pouvoirs surnaturels.

mon avis

AVIS de NEnnia – Mon avis sur le même bouquin (un avis tout à fait opposé vu que moi j’avais adoré, comme quoi…) : Avis de Sab

Attention, cette chronique contient nombres de spoilers, mais là je ne peux pas faire autrement. En fait, je pense que cette chronique est un spoiler à elle toute seule.

Je m’excuse auprès de l’auteur pour tout ce qui va suivre, mais j’assume entièrement ma chronique. Sachez qu’elle n’a pas été écrite dans le but de rabaisser l’auteur, ni même de la décourager. Bien au contraire j’espère sincèrement que si elle a la (mal)chance de tomber sur cette chronique, elle prendra en compte mes recommandations de lectrice et d’amoureuse des cultures asiatiques. Je pars du principe que si je chronique un bon roman et que je souligne à quel point il est bon, je dois aussi le faire avec les mauvais… J’ai rarement lu un si mauvais livre. Je n’ai jamais autant levé les yeux au ciel, soupiré, et sauté de pages qu’en lisant Twenty Rules. J’en suis même arrivée à être totalement énervée. C’est la première fois de ma vie qu’en lisant, j’ai ouvert un mémo sur mon téléphone pour marquer tout ce qui n’allait pas. Il fait 3 pages. Bon, replaçons le contexte *ouvre le mémo sur son téléphone*. On est au Japon, dans le futur et on suit la vie de Milla. Jusque là tout va bien. Sauf que… je vois pas pourquoi ce choix du futur ni même du Japon parce qu’il n’y a quasiment rien qui nous fait penser à tout cela. Du futur, nous avons une ou deux technologies un peu avancées, c’est tout. Du Japon, des noms de temps en temps un peu Japonais et TOUT les clichés sur le Japon. Les cerisiers en fleurs qui, par je ne sais quel miracle, arrivent à fleurir en été (il fait 40° et 80% d’humidité l’été au Japon, et les cerisiers fleurissent fins mars, début avril). Et en plus, sachant que dans ce roman, le climat étant tout déréglé, l’hiver peut arriver du jour au lendemain en plein été, alors j’aimerais bien savoir comment

les cerisiers arrivent à fleurir… Pour rester dans le cliché japonais on a des arbres centenaires mais aussi les vœux que l’on tirent au hasard dans les temples et qu’il faut plier d’une certaine façon si la divination prédit quelque chose de mauvais… Et aussi, ci et là, l’auteur nous pose quelques noms japonais tels que les portes coulissantes en papier ou les coiffures, pour nous mettre ensuite entre parenthèse ce que ce mot signifie. En gros, pas trop d’intérêt à nous mettre ces dit mots japonais à part pour nous montrer un peu les connaissances de l’auteur sur la culture nippone. Ensuite vient les multitudes d’incohérences… Ici, le Japon est un pays fermé, impossible d’y entrer où d’en sortir… Pourtant, ils peuvent aller à la plage et pas une seule fois il est précisé la façon dont ils bloquent le pays, qui, rappelons-le, est une île et qui devrait donc être bloquée au niveau des côtes. Puis, parlons un peu des masques. En latex… je le rappelle, le Japon est un pays très chaud, même l’hiver, il ne fait pas moins de 0°, alors j’aimerais savoir comment les gens font pour ne pas transpirer et pour se laver le visage.. Peut-être ne se lavent-ils jamais le visage… De plus, le masque en latex épouse parfaitement le visage de son propriétaire, pourtant Milla est surprise lorsque les autres enlèvent leur masque, de voir que un tel ou une telle à cette forme de nez… mouais. Ensuite, ils n’ont pas le droit d’écouter de la musique, à part celle programmée par ordinateur… MAIS Milla connait l’existence de Twilight puisqu’elle se sent  »comme Bella qui est sur le point de découvrir le secret d’Edward ». Alors je vous le demande, pourquoi la musique serait-elle surveillée et pas la lecture? Comment le gouvernement en place peut-il laisser ce genre de roman entre les mains de la jeunesse qu’ils aiment tant manipuler ? Pour continuer sur les incohérences, il ne reste de la Terre que les continents asiatique et américain. Pourquoi donc les élèves qui auront la chance d’étudier à la cours devront apprendre des langues étrangères, surtout qu’ils n’ont pas le droit de quitter le Japon ? Ne serait-ce pas une grosse perte de temps ? Je parlerai ensuite d’une chose qui m’a fait tiquer… Moi qui m’intéresse au Japon depuis plus de 7 ans et qui, habitant en Corée du Sud depuis 1 an et demi, j’ai eu la chance de voyager à Tokyo… depuis quand le Gyudon est un plat épicé ??? C’est le premier repas que j’ai pris lorsque j’ai posé les pieds sur le sol Japonais et j’ai jamais rien mangé d’aussi fade. De la viande de bœuf et quelques bouts d’oignons posés sur du riz blanc.. Mais bon, Milla dit que lorsque l’on est pas habitué, ça peut piquer un peu… Hum hum… Pas besoin d’aller au Japon pour le savoir, un petit tour sur Google et hop, la réponse :  »Le gyūdon (牛丼?, littéralement « bol de bœuf ») est un mets de la cuisine japonaise qui consiste en un bol de riz chaud surmonté de lamelles de bœuf, d’oignon et parfois d’œuf. » Sans parler du fait qu’il y a tellement de choses dans ce roman qui ne fait PAS partie de la culture japonaise… danser le menuet sur du Bach, les bals de fin d’année, les photos prisent lors de ces dit-bals, la marelle qui porte un autre nom, le fait que Milla ait appris à placer la fourchette à gauche de l’assiette et le couteau à droite (typiquement français/européen) dans un pays où l’on manie agilement la baguette en bois… BREF j’en fait des caisses, mais je ne veux pas dire que ça ne tient pas debout sans montrer des exemples. Je vais m’arrêter là en ce qui concerne les incohérences. Parlons maintenant plutôt de l’histoire en elle-même. Ces histoires de pays fermé, de masques, de 20 lois… ça aurait pu être une bonne histoire, vraiment. L’idée est innovante et géniale, mais tellement mal exploitée ! C’est simple, à partir de 50% du roman, oubliez tout ça car la romance prend le pas. On tourne en rond, les sentiments de Milla sont décrient plusieurs fois de la même façon. Il n’y a plus de trame. En plus de ça, ce qui aurait dû être des retournements de situation sont mal exploités également et donc tout tombe à l’eau. Il n’y a pas de pression, ni de suspens, on ne sent pas la menace pesée sur nos épaules. De plus, je n’ai pas aimé la plume de l’auteur. Des phrases trop courtes, des mots répétés 2/3 fois à la suite pour, je le pense, essayer de mettre un peu plus de poids à l’action. Ce qui ne fonctionne pas. Les personnages quant à eux n’ont pas vraiment, ni d’importance, ni de caractère, ni de prestance.

Rien. Ils sont plutôt plats et, encore une fois, pas vraiment exploités non plus. Il y en a qui disparaissent sans laisser de trace, ce qui n’intéresse guère notre personnage principal, même si ces dits-personnages font partis de son entourage proche. Puis ces derniers réapparaissent par miracle et là… pas de réaction. Rien. Néant. Le méchant de l’histoire n’a pas l’air si méchant et n’intervient pas vraiment dans le roman. Milla, notre personnage principal, est complètement passive lors d’événements importants, parfois même effacée, ne rêvant qu’à l’amour… alors qu’une  »guerre » est censé se préparer. Si je devais résumer ce roman en 4 mots : une perte de temps. C’est tellement, mais tellement rare qu’un roman arrive à me mettre en colère pour les raisons expliquées ci-dessus…

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